
Comment se forger un mental de champion à la pétanque
Résumé du livre de Pierre Fieux
Vous sentez que votre niveau plafonne, non pas par manque de talent, mais parce que votre tête vous joue des tours en compétition ? « Comment se forger un mental de champion » de Pierre Fieux répond précisément à ce problème que tout pétanqueur a vécu au moins une fois. À travers les travaux du Dr James Loehr et d’Antoni Girod, adaptés spécifiquement à la pétanque, cet ouvrage vous offre des outils concrets (valeurs, croyances, visualisation, routines, …) pour transformer votre mental en véritable atout compétitif sur un terrain de pétanque.

De Pierre Feux, 124 pages, publié en 2008.
Résumé et chronique de Comment se forger un mental de champion de Pierre Fieux
Partie 1: Bien se connaître
Avant de travailler son mental, encore faut-il savoir où l’on en est. Pierre Fieux commence donc par la connaissance de soi.
Il s’appuie sur les travaux du docteur James Loehr, qui a élaboré dès 1983 un inventaire de la performance psychologique après avoir étudié longuement le comportement des athlètes de haut niveau. Cet inventaire permet à chaque joueur de mesurer ses forces et ses faiblesses sur sept critères fondamentaux :
- La confiance en soi
- La gestion de l’énergie négative
- Le contrôle de l’attention
- Le contrôle de sa vision du jeu
- Le niveau de motivation
- L’énergie positive
- Le contrôle de son attitude
Pour l’auteur, la force mentale est définie par la maîtrise de ces sept critères.

La première étape est donc de se connaître pour pouvoir ensuite les travailler. Il offre les 42 questions de l’inventaire du Dr Loehr dans cette première partie
Partie 2: Les bases de la force mentale
Les Valeurs
Quiconque a vu jouer les meilleurs joueurs a forcément été frappé par leur impassibilité face aux aléas d’une partie. Mais qu’est ce que les champions ont en plus que les autres n’ont pas ? La réponse, valable à la pétanque, mais aussi dans tous les autres sports: la force mentale.
Et comment définir cette fameuse force mentale ? est ce qu’elle est innée, attribuée par le destin à certains élus divins ? ou est-ce plutôt un ensemble de choses que tout le monde peut travailler ?
La bonne réponse est la seconde.
Selon Pierre Fieux, un mental fort est composé de motivation, de calme, de confiance, de capacité de concentration et de combativité.
Et surtout, on peut impacter positivement son mental par:
- l’adoption de valeurs,
- la foi en certaines croyances
Mais il peut aussi être limité par certaines autres croyances.
Pour commencer, il identifie neuf valeurs particulièrement importantes à la pétanque :
- Passion
- Discipline
- Ambition
- Volonté
- Humilité
- Maîtrise de soi
- Intelligence (sens du jeu)
- Solidarité
- Respect (envers soi-même, ses adversaires, et les bénévoles)
Il nous rappelle la force des valeurs: Elles font le destin de ceux qui les portent.
Et l’exercice suivant est donc de choisir les nôtres.
- Choisissez deux ou trois des valeurs de la liste précédent qui vous parlent profondément.
- Écrivez-les sur une feuille.
- Affichez-les sur votre sac, sur votre bureau, la porte de votre chambre etc. Le but est de s’en imprégner.
- Faites-en votre devise de joueur. Ces mots deviendront bien plus que des mots, « cette devise vous tirera d’affaire bien plus souvent que vous ne pouvez l’imaginer »
Les Croyances
En sport comme dans la vie, ce que l’on croit n’est jamais très loin de ce que la compétition nous réserve. Pierre Fieux le dit clairement : à la pétanque, certaines croyances peuvent vous donner un avantage psychologique énorme, d’autres peuvent vous limiter considérablement.
Vous reconnaissez-vous dans l’une de ces phrases ?
« Je joue mal quand on me regarde. »
« Quand il y a du vent, je ne peux pas jouer. »
« De toute façon, je n’ai pas de chance. »
« Je joue mal sur ce genre de terrain. »
« J’ai commencé les boules trop tard »
« Si je tire mal à l’échauffement, c’est mauvais signe. »
« Si je tire bien à l’échauffement, c’est mauvais signe. »
(Ce passage du livre contient 21 phrases de ce genre…)
Ce sont des croyances limitantes. Et la bonne nouvelle, c’est qu’elles peuvent évoluer. Elles ne sont que de petites phrases que vous vous répétez si souvent que vous avez fini par y croire. Il est tout aussi possible d’en adopter de nouvelles, et d’y croire tout autant avec le temps.
En voici quelques-unes à cultiver :
- « Ce que je pense être, je le deviendrai. »
C’est le fondement du conditionnement mental. Il fonctionne dans les deux sens: Si on pense négatif ou pensées limitantes, on le devient. Mais si on pense succès, et processus réussi, alors on devient un champion.
- « Vouloir, c’est pouvoir. »
La croyance dans le travail et l’effort.
- « Être positif aide à gagner. »
Chaque contrariété peut être envisagée avec sérénité, et être considérée comme favorable.
- « À la pétanque, on n’a jamais perdu. »
Tant que l’adversaire n’en a pas treize, tout est possible (à condition d’y croire).
- « Chaque coup doit être joué à fond. »
Ça nous est tous arrivé au moins une fois de nous sortir de situation inespérée. Souvent on avait la foi que c’était possible et on a fait un exploit qui a relancé la mène, voire la partie.
- « L’échec peut mener au succès. »
Examiner ses défaites, les analyser et en tirer des leçons, permet de progresser (même de gagner plus tard).
- « La victoire n’est que la cerise sur le gâteau du beau jeu. »
La victoire est un bonus. Ce que recherchent les grands compétiteurs n’est pas seulement la gagne, mais l’excellence ! La victoire n’en est que la conséquence.
Les Automatismes Mentaux
Le cerveau humain obéit à des automatismes qu’il vaut mieux connaître pour les utiliser à son avantage.
Cerveau gauche, cerveau droit.
L’hémisphère gauche analyse, classe, prend des décisions logiques. L’hémisphère droit synthétise et dirige l’action. Quand vous entrez dans le rond pour jouer, vous devez basculer du premier au second.
Comment ? En passant du dialogue intérieur (c’est-à-dire les mots) à la visualisation du geste à faire pour réussir la boule à jouer. Un joueur qui ne peut pas se voir réussir un coup a très peu de chances de l’exécuter correctement.
Le regard des autres
Si l’image que vous avez de vous-même est bonne, vous évoluerez paisiblement en public. Dans le cas contraire, chaque regard devient une menace, parce qu’on la perçoit comme une menace.
La solution : acceptez de vous montrer tel que vous êtes, et apprenez à rester centré sur vous-même plutôt que sur ce que les autres pensent.
« Tuer le chien » (Taper sa boule)
Le cerveau droit gère mal les stratégies d’évitement. Si vous vous dites « surtout ne pas taper la mienne », votre cerveau crée d’abord l’image de cette boule, et votre boule s’y dirige.
Au lieu de chercher à éviter une cible, recherchez ce que vous voulez faire.
Cet ordre simple sera bien mieux compris par votre cerveau.
Une stratégie souple
Les joueurs qui se cramponnent rigidement à un plan élaboré d’avance (par exemple » contre eux, il faut tirer » prennent le risque de perdre la partie. La stratégie est censée être un cadre, pas une prison. Il faut être capable de reconsidérer la situation après chaque boule jouée.
L’influence sur les autres
Votre attitude mentale ne vous concerne pas seulement.
Une attitude craintive peut instiller le doute chez vos partenaires et redonner confiance à vos adversaires.
À l’inverse, quelques mots bien placés peuvent ramener dans la partie un partenaire en difficulté.
Partie 3: L’état idéal de performance
Pour que votre niveau technique s’exprime pleinement en concours, vous devez atteindre ce que James Loehr appelle l’État Idéal de Performance.
Selon lui, il y a 12 états qui, lorsqu’ils sont réunis, conduisent à cet État Idéal de Performance.
Pour Antoni Girod (préparateur mental), cela passe par les cinq états internes suivants:
Motivation – Calme – Confiance – Concentration – Combativité
Ce qui crée la formule mnémotechnique = MC4
En compétition, ces états sont les bases d’un bon mental.
Pour chacun de ces états, Pierre Fieux propose la méthode PIGER pour les activer rapidement sur le terrain
des Paroles, des Images et la GEstuelle du corps.
Motivation
Un champion est quelqu’un qui a poursuivi un rêve sans relâche. La motivation naît d’objectifs clairs, formulés selon la méthode SMART : Spécifiques, Mesurables, Accessibles, Réalistes, Temporisés.
« Un joueur qui gagne est d’abord un joueur qui a envie de gagner »
C’est une des conditions principales à la victoire, et c’est une très grande force à avoir.
Calme
Le stress en compétition est inévitable. D’ailleurs, la science a démontré que la performance nécessite une certaine dose de stress.
Mais Pierre Fieux rappelle qu’il existe un bon stress (qui stimule) et un mauvais stress (qui paralyse).
La respiration est votre premier outil contre le (mauvais) stress:
- Une expiration longue ralentit le rythme cardiaque,
- une apnée poumons vides relâche les crispations musculaires
- La respiration abdominale pour évacuer la boule à l’estomac
- Une expiration brève et explosive aide en cas de manque d’énergie
- une inspiration thoracique en bombant le torse redonne confiance instantanément.
Et surtout : « Le jeu doit rester plus important que l’enjeu. » dit Antoni Girod.
La relativisation est aussi une arme anti-stress. Même une finale de championnat du monde reste un jeu.
Les entraînements sont aussi une clé importante pour résister au stress.
Confiance
La confiance s’acquiert et s’entretient. Pierre Fieux propose plusieurs leviers pour parvenir à un niveau de confiance durable:
- Bien se préparer
S’entraîner régulièrement, soigner son sommeil, arriver en avance au concours, et éviter les imprévus permet d’arriver en confiance en compétition.
Même si elle a parfois été moquée, elle n’en reste pas moins super efficace.
Choisissez une de vos qualités (technique, physique, mentale) et répétez-vous-la souvent.
Elle se transformera en croyance qui vous aidera en compétition.
- Les points d’ancrage
À chaque beau coup, ancrez le sentiment de réussite: avec un mot, un geste, en notant vos succès dans un carnet.
Ces ancres seront votre réserve de confiance pour les moments difficiles.
- Les signaux d’alarme
Dès qu’un dialogue intérieur négatif apparaît (« je suis trop mauvais »), reconnaissez-le immédiatement et revenez à vos points d’ancrage vus juste avant.
Concentration
Antoni Girod résume le secret de la concentration dans cette formule:
MOI, ICI ET MAINTENANT.
Moi : votre attention est tournée vers vous, vos sensations, votre respiration, le poids de la boule dans votre main. C’est comme si une bulle vous isolait du reste.
Ici : votre univers se limite au carré de jeu. Les parties voisines n’existent pas.
Maintenant : Votre attention est à 100% dans le moment présent. Vous avez oublié la mène d’avant. Vous ne pensez pas à la prochaine non plus.
Pour recréer cette bulle entre deux coups, fixez votre attention sur un objet précis (par exemple: votre boule, votre chiffon) ou évoquez intérieurement une image apaisante (par exemple: une étendue d’eau calme ou un paysage verdoyant).
Combativité
La combativité, c’est l’agressivité canalisée dans les limites du jeu.
Il y a toujours un moment dans une partie dure où l’on a envie de baisser les bras. C’est précisément là que l’envie de gagner et de se battre jusqu’au bout fait la différence.
À partir d’un certain niveau technique, une partie de pétanque devient un combat psychologique.
Henri Lacroix, grand champion français, ne perdait rien de sa courtoisie naturelle, mais dès que la partie commençait, il se transformait en guerrier décidé à se battre sur chaque boule.
Partie 4: La visualisation
Roger Federer le faisait. Carl Lewis aussi. Michael Schumacher également. La visualisation est considérée par la quasi-totalité des préparateurs mentaux du sport de haut niveau comme l’une des habiletés mentales les plus puissantes qui soient. Pourquoi les joueurs de pétanque s’en priveraient-ils ?
Pierre Fieux distingue plusieurs formes de visualisation :
La simulation mentale
Avant de tenter un coup difficile à l’entraînement, visualisez-le en état de relaxation. Voyez le geste avec précision, ressentez les sensations associées, corrigez mentalement ce qui ne va pas. Répétez plusieurs fois. Vous serez surpris de la rapidité des progrès.
La visualisation valorisante
Repassez mentalement, dans le calme, un concours particulièrement réussi. Revivez les belles mènes, les bons coups, les sensations de fluidité. Ces souvenirs deviennent une réserve de confiance que vous pourrez mobiliser le jour J.
Regarder les grands champions : après avoir vu jouer les meilleurs, on ressent l’envie de jouer soi-même avec la sensation de pouvoir faire mieux qu’à l’ordinaire. Cette impression est réelle. Fréquentez les grands concours, suivez les grandes compétitions.
La visualisation s’apprend et se pratique en lien avec la relaxation. Le livre propose en annexe des protocoles guidés pour vous y initier progressivement.

Partie 5: Se comporter en compétiteur
Avant le concours
La qualité de votre jeu se prépare bien avant le début d’une compétition. Sur le plan physique, c’est évident. Sur le plan mental, c’est tout aussi vrai.
La veille
Le moment où vous vous couchez est idéal pour préparer mentalement la compétition du lendemain. Une séance de relaxation peut aider les joueurs qui peinent à s’endormir avant un grand concours. Profitez-en pour vous fixer un objectif mental : une valeur, une croyance, ou un état interne à incarner le lendemain.
Le matin
les minutes qui suivent le réveil, encore couché, sont propices à la visualisation. Imaginez votre journée de concours, vos belles mènes, vos gestes réussis.
Le jour J
Arrivez suffisamment tôt pour éviter tout stress supplémentaire. L’échauffement ne sert pas uniquement à lancer quelques boules à la hâte. Jouez des séries de trois à cinq boules en convoquant successivement chacun des états MC4 : motivation, calme, confiance, concentration, combativité.
Pendant les parties
Le jeu intérieur
Pendant qu’une partie se déroule, chaque joueur dispute simultanément une autre partie: celle qui se passe dans sa tête. Sur l’ensemble de la partie « classique », on n’est actif que dix minutes maximum. Alors que cette partie « intérieure » dure vraiment une heure et demie.
Tout ce qui se passe sur le terrain va générer des réactions, et des émotions… c’est la gestion de ceux-ci qui aura un impact sur la partie tout aussi important que les coups joués.
La routine
Les grands champions suivent tous, au moment de jouer, un protocole précis et répété.
Cette routine comporte cinq étapes :
- Choix du coup
En concertation avec les partenaires. Une fois la décision prise, la jouer à 100%.
- Visualisation du coup
Imaginez la trajectoire, la force, le résultat.
Si vous ne parvenez pas à vous voir le réussir, signalez-le à vos partenaires et changez la décision.
- Prise d’information
Examinez la donnée, les pentes, tous les éléments utiles à l’exécution du coup.
- Relâchement musculaire
La puissance et la précision viennent du relâchement, pas de la force.
- Focalisation sur la cible
Pour le tir, concentrez-vous sur la boule adverse. Pour le point, alternez votre regard entre la donnée et le but visé, en terminant sur la donnée.
Coacher ses partenaires
Un « Allez, enfonce ! » lancé au bon moment à un partenaire qui perd sa combativité, ou une plaisanterie pour détendre celui que le stress étouffe, peuvent renverser le cours d’une partie.
Lire ses adversaires
Les discours, les regards, les attitudes en disent long sur l’état mental de vos adversaires. À l’inverse, si vous maîtrisez vos paroles et vos émotions, vous ne leur offrez aucune prise.
Gérer le score
Être largement mené provoque souvent découragement et panique. Mener largement peut entraîner un relâchement fatal. Pierre Fieux rappelle une règle simple : restez ancré dans le présent. Évitez de commenter les erreurs de la mène précédente au début de la suivante. N’extrapolez pas à partir du score.
La maîtrise du temps est un outil puissant : ni regrets du passé, ni craintes du futur. Seulement cette boule, maintenant.
Entre les parties
Résistez à l’excitation de la belle victoire que vous venez de remporter. Cherchez un endroit calme, récupérez physiquement, et ancrez la confiance emmagasinée. Repassez mentalement les belles mènes avec vos partenaires (ce partage positif renforce toute l’équipe pour la suite de la compétition).
Après le concours
Peu importe la fierté ou la déception qu’on ressent à la fin d’une partie, le plus important est d’analyser ce qu’on a vécu. Aucun résultat n’est une fin en soi. C’est cette mentalité qui permet de continuer à progresser en tout temps.
Antoni Girod propose sept règles pour analyser une compétition avec lucidité :
Règle 1 — Accepter défaites comme victoires.
Si vous avez fait de votre mieux et vous êtes battu jusqu’au bout, la défaite devient acceptable.
Règle 2 — Choisir le bon moment.
Ni l’euphorie ni la tristesse ne sont des états propices à une évaluation lucide. Attendez quelques heures, voire le lendemain.
Règle 3 — Toujours commencer par le positif.
Même une partie perdue 13/0 contient une ou deux phases réussies. Commencez par là.
Règle 4 — Transformer le négatif en futur positif.
Ce que vous n’avez pas réussi vous indique exactement les progrès à accomplir. C’est de la matière pour progresser, pas de quoi vous reprocher.
Règle 5 — Utiliser le quatre-quarts.
Analysez la compétition sur ses quatre aspects : technique, tactique, physique et mental.

Règle 6 — Laisser les regrets et l’euphorie derrière soi.
Ceci vaut pour les défaites comme pour les victoires. On ne peut pas agir sur le passé. La seule vérité pour préparer la prochaine compétition: Retourner sur le terrain d’entraînement.
Règle 7 — L’après d’un concours est l’avant du concours d’après. Ne répétez pas les mêmes erreurs de concours en concours. C’est comme ça qu’on progresse vraiment.
Travail d’équipe
Tout ce qui a été mentionné dans cet ouvrage vaut aussi à l’échelle collective. À la pétanque, la force mentale individuelle la plus solide ne résiste pas longtemps à des divergences importantes avec ses partenaires.
Un triplette solide, c’est d’abord des joueurs qui partagent les mêmes valeurs et les mêmes croyances, ou du moins dont les valeurs et croyances ne rentrent jamais en conflit.
Chacun doit avoir confiance dans ses partenaires, rester calme à leur contact, éprouver l’envie de les faire gagner, être ambitieux pour l’équipe. Tous les membres doivent avoir un niveau semblable de motivation.
La pétanque est l’un des rares sports collectifs où les joueurs forment eux-mêmes leurs équipes. Ne composez pas la vôtre n’importe comment. Le choix de ses partenaires est une décision mentale autant que technique.
Annexe: La relaxation
En annexe du livre, Pierre Fieux propose trois protocoles de relaxation guidée, mis au point par le préparateur mental Hervé Le Deuff :
- Une relaxation de base pour découvrir la prise de conscience corporelle
- Une relaxation favorable à l’endormissement, idéale la veille d’une compétition qui nous empêche de dormir.
- La relaxation progressive de Jacobson, technique éprouvée depuis les années 1930, qui travaille la conscience musculaire par alternance de contraction et de relâchement.
Ces protocoles, présentés sous forme de textes guidés, se lisent, s’enregistrent ou se font lire par un tiers.
D’ailleurs, ils constituent une porte d’entrée vers la visualisation.
Pour en tirer les bénéfices, elles doivent être pratiquées régulièrement.
3 choses que je vais mettre en place grâce à « Comment se forger un mental de champion à la pétanque »
- Redéfinir ma liste de valeurs (personnel et sportive)
- Identifier et (surtout) écrire les croyances limitantes qui trottent dans mon esprit. J’ai de grands objectifs sportifs, ces croyances limitantes vont devenir un frein si je ne m’en occupe pas proactivement
Ma Conclusion du livre « Comment se forger un mental de champion à la pétanque »
J’ai beaucoup aimé lire ce livre de Pierre Fieux. Il est assez facile, agréable et rapide à lire.
Il se base sur les travaux de deux experts en la matière de préparation mentale, à savoir Antoni Girod et Dr James Loehr.
En plus, il reprend beaucoup d’éléments de préparation mentale, dont certains sont très peu évoqués dans d’autres ouvrages, notamment les valeurs ou les croyances limitantes. Ce qui m’a beaucoup plus. Et l’expérience de terrain de l’auteur est une vraie plus-value pour les joueurs, car on ressent qu’il sait de quoi il parle, et donne des exemples concrets qui permettent de s’identifier et d’appliquer ce qui est mentionné.
Étant moi-même passionné de préparation mentale, j’aurais aimé avoir plus de compléments sur certains passages. Peut-être a-t-il voulu garder le livre le plus simple possible, ce qui est sans doute un avantage pour les pétanqueurs novices en termes de préparation mentale.
Mais ça apporte aussi une limite en termes de progression pour les personnes avec un minimum d’expérience sur le sujet.
Points Forts et Points Faibles
Ma note: 7,5/10
Points Forts:
- Ce livre est spécifique à la pétanque. Pierre Fieux partage des exemples typiques dans lesquels tout type de pétanqueur se reconnaitra.
- Facile à lire. Pas de blabla inutile. Pas de répétition inutile simplement pour avoir un livre de 200-240 pages (comme c’est malheureusement très souvent le cas pour des livres de non-fiction…)
- Pour tout pétanqueur qui veut apprendre à développer sa force mentale, et qui découvre le sujet, ce livre est une bonne entrée en matière.
Points Faibles:
- L’annexe sur la relaxation est un peu abstraite à la lecture. une alternative audio aurait apporté une belle plus value. Comme c’est la fin du livre, je suis resté sur ma fin car on ne peut pas lire et appliquer en même temps, ce qui rend ces passages théoriques, alors que très intéressant.
- Le manque d’approfondissement sur certains sujets. Certains thèmes sont justes touchés, sans entrer dans le détails et si on veut l’appliquer on est un peu livrer à soi-même
- L’impression d’être resté sur ma faim une fois le livre terminé…